Catégorie: Collaboratoriums
L'Iran en Première Page
October 18th, 2009L'encre du Rapport Meadows était encore fraîche quand intervenait le premier choc pétrolier.
Si la simple lecture des graphiques montre que ce choc était inévitable, il n'est pas sans intérêt de se pencher sur sa logique. La meilleure formulation datant de l'époque est sans doute celle avancée par le Shah d'Iran:
Le pétrole était une "substance noble, aux usages multiples, trop précieuse pour être gâchée comme source d'énergie alors que tellement d'autres substances capables de la fournir existaient".
Aucune référence, dans cette phrase, au caractère polluant de cette substance noble, lorsqu'on la brûle dans des moteurs ou chaudières. L'effet sur le climat des produits de la combustion du pétrole seraient aujourd'hui au premier plan, renforçant le sens de "gâchis": parmi tous les usages possibles du pétrole, les pays développés choisissaient (et continuent de choisir) le moins efficace et le plus polluant.
On constatait en outre, il y a 35 ans, que les coûts d'extraction étaient très bas en Iran, situation qui reste d'actualité aujourd'hui, dans ce pays et en général tous les pays du moyen orient. Par ailleurs, selon le Shah, les pays importateurs taxaient le pétrole de façon exorbitante; il en resultait une situation injuste qui devaient être corrigée.
En effet, s'appliquent aux produits pétroliers la TVA proportionnelle au prix, et un système d'accises par volume, indépendantes du prix. Lorsque le pétrole était bon marché, les taxes appliquées en France, par exemple, pouvaient représenter jusqu'à 80 % du prix du "super". Cette part baisse avec la hausse du pétrole (60 % pour le "super" en 2007).
La Taxe Carbone TIPP rapporte environ 25 milliards d'euros par an aux finances publiques, environ la moitié de ce que rapport l'impôt sur le revenu.
Le Collaboratorium sur le Climat
October 19th, 2009La discussion qui nous occupe a des conséquences immenses, Certaines nous unissent et d'autres nous divisent En tout cas elles nous fournissent l'opportunité de collaborer, et certainement nous devons collaborer dans des façons que nous n'avons jamais tentées avant. Ce que nous ferons dans cette période (2009-2012° aura un impact notoire sur notre planète.
C'est effectivement important, car ces questions de climat et d'energie sont celles que l'on a vues depuis les années 70. Des décisions sont prises, des règles sont votées, qui peuvent différer par rapport aux faits à Washington.
Si nous adoptons la politique correcte, cela donnera assez de confiance au secteur privé de l'économie, pour y investir de l'argent et des ressources au lieu de la considérer comme une charge. Pour l'ensemble de la société il semble que nous devons décarboniser et que nous devons commencer maintenant.
En tant que société eduquée et rationelle, nous ne pouvons pas écarter les problèmes que nous connaissons simplement parce qu'ils sont très difficiles à résoudre.
Puisque nous ne pouvons pas, en fait, établir un prix qui provoquerait un changement à une vitesse suffisante et à une échelle suffisante pour traiter le problème technique en répone aux calculs de coûts.
Nous avons des milliards de dollars prêts à être investis s'il existe un retour sur cet investissement. Les marchés où se vendent et s'achètent des droits d'émission sont déjà en train de provoquer des différences de planification et d'infrastructure: il y a des transactions à 10 dollars la tonne mais aussi des crédits aériens à 1.5mU$S la tonne.
Robert Laubacher: Il y a un travail intéressant en cours en ce moment en biologie evolutive, science du managemente, Les normes sociales, le désir de faire partie de la communauté, sont des mécanismes puissants, qui ont été sous-utilisés
Le Projet Weather Girl
Octobre 19th, 2009Le terme Tsunami du Crédit a été utilisé par un haut responsable de la politique monétaire pour se référer à la crise financière de 2008-2009.
Il est habituel d'entendre parler de climat d'investissement dans telle ou telle région du globe, et les pronostics abondent sur ce que seront l'investissement et l'emploi dans quarante ans, dans tel ou tel scénario de changement climatique - à supposer qu'il n'y ait pas d'ici là de nouvelle tempête économique, ni même un simple effet de bulle, du genre de celles qui ont éclaté à deux reprises sur les dix dernières années.