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L'Iran en Première Page
L'encre du Rapport Meadows était encore fraîche quand intervenait le premier choc pétrolier.
Si la simple lecture des graphiques montre que ce choc était inévitable, il n'est pas sans intérêt de se pencher sur sa logique. La meilleure formulation datant de l'époque est sans doute celle avancée par le Shah d'Iran:
Le pétrole était une "substance noble, aux usages multiples, trop précieuse pour être gâchée comme source d'énergie alors que tellement d'autres substances capables de la fournir existaient".
Aucune référence, dans cette phrase, au caractère polluant de cette substance noble, lorsqu'on la brûle dans des moteurs ou chaudières. L'effet sur le climat des produits de la combustion du pétrole seraient aujourd'hui au premier plan, renforçant le sens de "gâchis": parmi tous les usages possibles du pétrole, les pays développés choisissaient (et continuent de choisir) le moins efficace et le plus polluant.
On constatait en outre, il y a 35 ans, que les coûts d'extraction étaient très bas en Iran, situation qui reste d'actualité aujourd'hui, dans ce pays et en général tous les pays du moyen orient. Par ailleurs, selon le Shah, les pays importateurs taxaient le pétrole de façon exorbitante; il en resultait une situation injuste qui devaient être corrigée.
En effet, s'appliquent aux produits pétroliers la TVA proportionnelle au prix, et un système d'accises par volume, indépendantes du prix. Lorsque le pétrole était bon marché, les taxes appliquées en France, par exemple, pouvaient représenter jusqu'à 80 % du prix du "super". Cette part baisse avec la hausse du pétrole (60 % pour le "super" en 2007).
La Taxe Carbone TIPP rapporte environ 25 milliards d'euros par an aux finances publiques, environ la moitié de ce que rapport l'impôt sur le revenu.